Les premiers supporters arrivent dès 6h15 sur l'esplanade (oh les lève-tôt !). On se salue, on reconnait des têtes qu'on avait pas vu depuis longtemps en dép. Les bus arrivent rapidement et tout le monde se répartie entre les trois bus simples et le bus à double étage. Problème, une des compagnies se montre très stricte et les chauffeurs vérifient le contenu des sacs pour éviter l'alcool (sic). Du coup, certaines personnes changent de bus avec leurs packs sous les bras pour être tranquille ! Tout le monde prend sa place et vers 7h15, le convoi prend la direction du nord. Je me retrouve dans le bus des "anciens" avec Olaf, Guru (et sa petite famille), Mat (et aussi sa famille), Thomas. Durant le trajet, on se remémore nos souvenirs de déplacements, du plus folklorique au plus bizarre. Dans le reste du bus, ça papote et ça chante grâce à une enceinte connectée (c'est quoi ces jeunes qui écoutent la musique de leurs grands-parents
Derrière notre bâche où certains anciens ont pris place, c'est un cortège de 400 personnes qui déambulent dans les rues de Marly. Les riverains sont surpris de voir notre cortège et se demandent ce qu'il se passe. Quand il voit le dispositif policier mis en place (15 flics devant en tenue de maintien de l'ordre, idem derrière, plusieurs fourgons et des chevaux !), ils sont rassurés sur nos intentions et voient bien que tout cela est festif. Certains viennent nous demander ce qui se passe exactement et sont étonnés de notre démarche car ils n'ont pas l'habitude de voir cela dans leur rue. Après avoir emprunté une avenue, on passe par des rues plus petites et les riverains se mettent aux fenêtres et regardent passer notre cortège d'un œil amusé, beaucoup sortent les téléphones et immortalisent la scène. Après 50 minutes de marche quand même, on arrive aux abords du stade du Hainaut. La maréchaussée y est déjà présente en nombre ainsi que nos stadiers. D'autres supporters sont déjà sur le parking et attendent avec impatience l'arrivée du cortège. Une fois arrivé sur le parking, le plus gros commence, il faut sortir le tifo et rentrer tout le matos. La fouille sera légère chez les mecs et un peu plus stricte chez les filles de ce qu'elles ont pu me rapporter.
C'est un beau parcage d'environ 500 personnes qui se présente dans ce stade qui sonne creux : une bâche recouvre la partie supérieure de la tribune latérale, une tribune derrière est un but est fermée ; qui plus est, les principaux groupent boycottent les matchs depuis qu'une quinzaine de membres de leurs noyaux sont IDS à la suite de plaintes du club. Vous l'aurez deviné, on est en terrain conquis. Le tifo est déployé depuis le haut de la tribune et représente un blason avec nos logos 30 ans. Quand celui-ci tombe, des dizaines de fumis sont craqués au son de "2026, c'est les 30 ans du MNK". Une vaste fumée envahit le stade mais ne perturbe pas le déroulement de la rencontre. Sans opposition en tribunes (mis à part quelques "allez VA" qui partent depuis la seule tribune ouverte derrière les buts), on déroule notre répertoire de chants. L'acoustique du stade fait qu'on nous entend globalement bien dans le reste du stade ; les joueurs doivent se sentir à la maison. Mais cela ne les empêche pas de nous rendre une prestation plus que moyenne ponctuée par deux buts pris coup sur coup en fin de première mi-temps, c'est à ce moment qu'on sent une petite baisse d'intensité dans les chants. Même si l'éclair de génie de Momo Hafid nous redonne du baume au cœur, la deuxième mi-temps est moins enthousiaste que la première niveau chant. On est pas loin d'en prendre un troisième au lieu d'égaliser et sur notre dernier chant, on fait une grecque. C'est à ce moment que les joueurs viennent nous saluer, un peu de loin. Aucune fête entre eux et nous qui restons dans notre délire festivités 30 ans.
A nouveau dépité par cette défaite, on plie bagages mais on reste en mode 30 ans et le tunnel qui mène au parking est l'occasion de chanter et pogoter une dernière fois tous ensemble sous les yeux ébahis de la sécurité. On remonte tous dans les bus et direction la Normandie sur les coups de 17h45. On fait une pause sur la même aire d'autoroute qu'à aller et on s'aperçoit que celle-ci a été totalement nettoyée de nos autocollants. Que cela ne tienne, une armée de colleurs se met au boulot et en rajoute une couche
Ps: un grand merci à Finouf et Pierre Brasseur le référent supporters de Valenciennes qui m'ont permis de bosser sereinement pour ce déplacement.